Moins d’embouteillages signifie une activité économique accrue, une meilleure conciliation entre travail et vie privée, et de meilleurs résultats sur le plan de l’environnement et du développementdurable

Dénouer finalement et définitivement le nœud de la mobilité grâce à des mesures et des travaux d’infrastructure audacieux

La congestion croissante du réseau routier et le manque d’accessibilité des régions métropolitaines et des terrains industriels pour les entreprises, leurs travailleurs, leurs clients et fournisseurs sont une préoccupation de premier plan. Ainsi le coût annuel de la congestion est chiffré à près de 2% du PIB par l’OCDE. Par ailleurs, un automobiliste belge passe en moyenne 44 heures par an dans les embouteillages, soit plus d’une semaine de travail. L’augmentation des émissions de CO2 (+ 20% depuis 1990) du transport constitue aussi un défi de taille pour le secteur et pour le transport tant de marchandises que de personnes.

Pour répondre à ces défis, il est impératif de concrétiser – avant la fin de la première année de la législature — la vision interfédérale de mobilité initiée par les ministres de la Mobilité.

Cette vision devra être traduite dans un plan d’action ambitieux prévoyant entre autres :

  • Une mise à niveau des infrastructures et des services de transport, grâce à leur entretien régulier et à leur modernisation à l’aide des technologies numériques (gestion du trafic, accueil de véhicules connectés…). L’accent doit être mis sur l’intermodalité et le développement des infrastructures pour les carburants et motorisations alternatifs ;
  • De déployer/généraliser une fiscalité intelligente pour l’ensemble des véhicules sur route, qui module la charge à supporter en fonction des déterminants réels des coûts collectifs générés (pollution et congestion notamment). Par exemple via une redevance kilométrique variable selon l’heure de la journée et le lieu. Et ce, tout en étant attentif à ne pas augmenter la charge fiscale et administrative pesant sur les secteurs intensifs en transport et en tenant compte de la concurrence internationale à laquelle nos entreprises doivent faire face. Les recettes de la redevance seront affectées à l’amélioration des infrastructures et services de transport. En parallèle, les taxes sur la possession des véhicules comme la taxe de mise en circulation et la taxe de circulation devront être supprimées ;
  • La fusion de l’Allocation mobilité et du Budget mobilité en un système unique qui soit simple et transparent ;
  • Pour une logistique optimale pour notre économie, il est indispensable de moderniser la réglementation sociale et d’adapter le cadre réglementaire de manière à pouvoir tester les innovations sur le marché. Dans ce cadre, les livraisons de nuit/à horaires décalés doivent être facilitées, tandis que le télétravail peut également contribuer à la résorption de la congestion routière ; 
  • Il importe d’analyser la possibilité d’adapter les horaires d’ouverture des écoles et des structures d’accueil des enfants de manière à permettre un plus grand étalement dans le temps des déplacements ;
  • Un service garanti doit être introduit en cas de grève du rail pour les entreprises recourant au transport ferroviaire.