Moins de rigidité numérique signifie une plus forte croissance économique et davantage d’opportunités pour la Belgique en tant que pionnier numérique sur la scène européenne et mondiale

Emprunter la voie de l’économie numérique

Pour renforcer la croissance potentielle de nos entreprises et de notre économie, il sera également essentiel, dans un contexte de level playing field, de répondre rapidement et avec souplesse aux opportunités qu’offrira la révolution numérique dans de très nombreux domaines au cours des prochaines années. Ce faisant, la croissance potentielle de notre économie pourra, même dans un scénario prudent, augmenter d’environ 1% par an (voir tableau ci-dessous sur la base d’une étude réalisée par McKinsey en 2017)1.

Outre une organisation du marché du travail offrant des opportunités aux nouveaux modèles économiques numériques tout en veillant à un level playing field pour toutes les entreprises, des actions sont nécessaires sur différents plans.

À cet effet, la FEB demande de :

  • Créer un cadre stimulant pour les technologies numériques essentielles du futur (data analytics, internet des objets, intelligence artificielle, blockchain, robotics…) et soutenir les entreprises et les secteurs dans leurs efforts de transformation numérique. Cela suppose notamment:
    • un climat favorable à de nouveaux investissements dans des réseaux de télécommunications rapides et de qualité (5G, fibre optique…).
    • un système d’enseignement, des services de l’emploi et un réseau de prestataires de services de formation axés sur le travail offrant relativement rapidement des formations sur les nouvelles technologies et misant sur les compétences qui sont fondamentales dans un environnement numérique en mutation rapide (apprendre à apprendre, résolution de problèmes, collaboration, esprit d’entreprise…) ;
    • un cadre législatif positif en matière de propriété intellectuelle, de responsabilité et de protection de la vie privée. S’agissant de ce dernier point, il importe que les autorités (en charge de la protection de la vie privée) se positionnent comme un partenaire constructif pour les entreprises en matière de gestion et de protection des données ;
    • une politique d’incitation à l’utilisation des moyens de communication numériques par les citoyens et les entreprises (p.ex. factures électroniques ou envois recommandés électroniques) ;
    • des lois et des arrêtés établissant l’équivalence entre les processus numériques et les processus papier ;
  • Veiller à ce que toutes les interactions avec les pouvoirs publics puissent s’effectuer de manière numérique d’ici à 2025, en digitalisant le fonctionnement interne des pouvoirs publics, en fournissant systématiquement des services électroniques équivalant aux services traditionnels, et en prévoyant pour chaque citoyen ou chaque entreprise une boîte aux lettres électronique officielle. Poursuivre par ailleurs la digitalisation de la justice et renforcer le self-service numérique pour les entreprises lors de la création d’une entreprise ou en cas de changement d’administrateurs ou de modification des statuts. À cet égard, une Banque-Carrefour des Entreprises plus performante aura un rôle clé à jouer.
  • Accélérer l’évolution vers une société « less cash » en tant qu’élément essentiel et de catalyseur d’une économie numérique. Une intensification des paiements électroniques profitera en effet à l’environnement et à la société (transport, sécurité), et rendra l’économie plus productive et moins sensible à la fraude ;
  • Développer une politique solide en matière de cybersécurité en collaboration avec le monde des entreprises et prévoir à cet effet les moyens budgétaires adéquats.